INVITÉ: Greg Finck, extrait de son interview dans le magazine Amaddys's Mag Numéro 1

Publié par Maddy Christina le

greg finck

A la rédaction, on adore Greg.
Déjà parce qu’on est fan de son travail, mais aussi parce que c’est une belle personne. Maddy a eu le plaisir de se former à ses côtés et c’est pour nous deux un immense plaisir que de lui avoir proposé de faire la couverture de ce premier numéro.
Nous le remercions de nous avoir consacré quelques minutes de son temps...

Greg Finck

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Bonjour Greg, merci encore pour ton temps et ton esprit de partage! Dans le monde du mariage, on ne te présente plus, mais pour les rares personnes qui ne te connaîtraient pas, peux-tu nous raconter ton parcours ?

Je suis donc photographe de mariage depuis 10 ans maintenant, dont 5 ans à temps complet.
J’ai toujours été passionné de photo (j’ai commencé à l’âge de 12/13 ans dans la chambre noire familiale) et j’ai commencé à photographier des mariages pour des amis comme un peu tout le monde.

Il y a 5 ans, j’ai effectué un virage à 360° dans ma vie et ai quitté le monde du business, dans lequel j’avais passé 15 ans ( études inclues) pour vivre de ma passion. Je suis spécialisé dans les «destination weddings» avec une clientèle qui vient à moitié des Etats-Unis, et l’autre moitié d’Asie ( Hong Kong, Singapour, Indonésie). Je photographie mes mariages à travers le Monde, avec une préférence pour le Sud de la France, l’Italie et la Californie.

Plus que jamais, ta force a été de te démarquer dans un univers hyper-concurrentiel. Quels sont ces points forts qui, à ton avis, ont permis de te faire sortir du lot?

La première est une capacité de travail supérieure à la moyenne. Je le dis avec beaucoup de recul car c’est une force mais aussi un désavantage au quotidien, notamment pour trouver un équilibre personnel et familial. Je me dédie à mon travail et à ma passion et il est vrai que je travaille 7/7 jours à raison de 12/14h par jour. Je trouve que c’est désormais trop, mais c’est indéniablement l’un des facteurs qui m’a permis de tirer mon épingle du jeu dans un premier temps. La seconde composante provient probablement de mon background en marketing. J’essaie toujours de faire en sorte de me différencier du marché, en proposant à mes clients une valeur additionnelle à ce qui est proposé à date. Dans l’ordre j’ai essayé de me différencier par le produit, en proposant de l’argentique, puis par le prix, en me positionnant très haut, désormais par le service, en proposant un service client et une expérience impeccables à ma clientèle. Le mix de tout cela donne aujourd’hui une marque qui attire la clientèle souhaitée. Le dernier point doit être lié au fait que je dois faire des photos pas trop mal, car mes clients continuent de me booker.

Il y a vraiment deux aspects aujourd’hui dans le marché de la photo en général. L’image en elle-même, et le côté business. Toi qui donne des formations régulièrement à des photographes professionnels, quelles sont les faiblesses ou les domaines que les photographes devraient travailler?

Pour moi il n’y a pas deux domaines mais bien qu’un seul: le business. Un photographe qui veut vivre de la photographie à temps plein est un chef d’entreprise avant tout. Que les gens le veuillent ou non. Si le côté business ne fonctionne pas, alors il arrêtera et redeviendra un photographe amateur, comme il y en a des millions. Les faiblesses de l’industrie photographique aujourd’hui sont donc selon moi plus liées au fait que beaucoup d’intervenants refusent de se considérer comme des chefs d’entreprise alors qu’ils le sont. Ils en souhaitent les avantages (flexibilité du temps de travail, être son propre patron, etc) sans en assumer les conséquences (pas de filet). La qualité de l’image est évidemment à la base de votre business et il est de votre devoir de la travailler et l’améliorer en permanence. En revanche vous ne pouvez pas demander à des personnes du grand public (les gens qui se marient) d’être spécialistes dans le domaine. C’est comme si vous saviez juger votre électricien ou votre plombier sur la qualité technique de son travail. Non ce n’est pas possible et vous allez le juger sur la qualité que vous percevez de son travail, mais aussi et surtout : sur son professionalisme, sa réactivité, l’image qu’il renvoie, sa fiabilité, etc. Il en va de même pour les photographes de mariage aujourd’hui. C’est le plus gros écueil sur le marché pour moi que de ne pas se rendre compte de cela aujourd’hui.

 

Retrouvez la suite de l'interview de Greg dans le magazine AMADDY's Mag N°1



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